
| Accueil | La tapisserie de lice | La fresque | Biographie des graveurs du XVIIIe siècle |
La gomme bichromatée |
|---|
LE BAS Jacques Philippe (1707-1783) |
|---|
Le nom de Le Bas se rencontre à chaque pas et dans tous les domaines, quand on étudie la gravure du XVIlIe siècle. Ce n'est certes pas le plus grand graveur de son temps, mais c'est sans conteste le plus grand producteur d'estampes et le plus habile faiseur d'élèves. Fort actif, toujours pressé d'argent, il avait un atelier nombreux, où vinrent se former quantité d'excellents artistes, tels que Aliamet, Cochin le fils , Eisen, Ficquet, Gaucher, Helman, Le Mire, de Longueil, Moreau le jeune et bien d'autres, jusqu'à des étrangers comme Strange et Ryland. Dans cette véritable fabrique de gravures, on pratiquait souvent la division du travail, les uns se bornant à préparer à l'eau-forte les planches que les autres terminaient au burin; Le Bas retouchait et signait. |
![]() |
Mlle Dangeville |
|---|---|
Marie-Anne Botot, dite Mlle Dangeville la jeune, pour la distinguer d'une autre actrice du Théâtre-Français du même nom, était fille d'un acteur et nièce de l'actrice Mlle Desmares. Elle débuta en 1722, dans une pièce de Th. Corneille, l'Inconnu, prit sa retraite en 1763 et mourut trente ans plus tard, en 1796. |
![]() |
Environs de Beauvais. |
|---|---|
La planche est signalée sur le catalogue des œuvres de Le Bas (avec les prix), publié par le Mercure de 1749. |
![]() |
Ancien port de Messine |
|---|---|
La peinture fut faite à Rome, en 1639, pour le pape Urbain VIII. Quand elle fut gravée, elle faisait partie de la Galerie du Luxembourg. Elle est aujourd'hui au Louvre sous le titre de: Un port de mer au soleil couchant (Catalogue Brière, 313).
|
![]() |
|---|
Paysage d'Extrême-Orient. |
Cette estampe fait partie de la série des Victoires aux campagnes de Dzoungarie et du Turkestatt que, par décret du 13 juillet 1765, l'empereur de Chine Kièn Lung ordonna de graver en taille douce. Les dessins furent envoyés à Paris accompagnés de la recommandation expresse de les retourner en Chine avec les cuivres gravés et avec un cent d'épreuves tirées par sujet. Le travail d'exécution dura dix ans. Comme seuls quelques rares exemplaires purent rester à Paris, afin de satisfaire la curiosité du public on donna de cette suite une édition réduite, gravée par Helman (1786). En Chine, il y eut des tirages faits au XVIIIe et au XIXe siècle. |
![]() |
Retour à la ferme. |
|---|---|
Au XVlIle siècle, ce tableau passa des collections de la comtesse de Verrue dans celles de Gaignat, puis de Louis XVI. Il est aujourd'hui au Louvre sous le titre de Paysage et animaux (Cat. Villot, n° 22). |
![]() |
Conversation galante |
|---|---|
Annoncée au Mercure de mars 1743 et exposée au Salon de cette année, cette estampe est, d'après l'inscription même gravée sur la pièce, le morceau présenté par Le Bas pour sa réception à l'Académie, le 23 février 1743. Agréé en 1735, il avait d'abord exécuté, après quelques délais, les deux portraits d'usage, que l'Académie refusa (30 décembre 1741). Déchu de son titre d'agréé, il écrivit à la Compagnie qu'il avait été obligé de travailler dans un genre qui n'était pas le sien et qu'il se flattait de lui donner satisfaction, s'il était autorisé à se représenter avec des planches dont le sujet répondît à sa manière habituelle. On le chargea de graver deux tableaux de Lancret représentant des Conversations galantes dans un parc, et il fut reçu sur la première de ces estampes, celle que nous reproduisons et dont la peinture originale est aujourd'hui conservée à la Galerie Wallace, à Londres. |
![]() |
Les Quatre Saisons: l'Hiver. Gravé par Jacques-Philippe Le Bas. H. 0,381 x L. 0,328. E. Bouher, Lancret, n° 40. |
|---|---|
Les trois autres compositions de cette suite estimée ont été gravées, le Printemps par B. Audran, l'Été par G. Scotin, l'Automne par N.-H. Tardieu; elles représentent des scènes de plein air: troupe de dénicheurs de moineaux, bain de jeunes femmes dans une rivière, danse et conversation galante dans un parc. |
![]() |
L'Étude du dessin. Gravé par Jacques-Philippe Le Bas. H. 0,253 x L. 0,312. |
|---|---|
L'épreuve que nous avons eue à notre disposition était coupée au-dessus du titre. E. Bocher, Chardin, n° 18; J. Guiffrey, n° 252. |
![]() |
Gaigne-petit. |
|---|---|
Le Mercure de mai 1737 publie une longue annonce d'estampes éditées par |